Décryptage Fashion week : Dior automne‑hiver 26‑27

Publiée le 4 mars 2026

Le défilé Automne‑Hiver 2026‑2027 de Dior, signé par le directeur artistique Jonathan Anderson, a marqué l’ouverture des podiums de la saison avec une vision à la fois sensible, poétique et profondément contemporaine. Présenté le 3 mars 2026 à Paris, l’événement s’est déroulé dans un cadre singulier qui liait étroitement la mode à l’histoire et à la nature : le Jardin des Tuileries transformé en scène de théâtre vivant.

Un décor vivant pour une collection vivante

Plutôt qu’un podium traditionnel, Dior a choisi une serre de verre entourée de nénuphars et de bassins pour installer son spectacle, évoquant une promenade au cœur d’un jardin enchanté. Les fontaines, les statues et la lumière naturelle ont servi de toile de fond, créant une atmosphère à la fois intime et majestueuse – une manière pour Dior de célébrer la beauté simple des paysages tout en ancrant sa haute couture dans le monde réel.

L’hommage à l’Impressionnisme et à la flore

Visuellement, la collection puise dans une inspiration qui pourrait être qualifiée « impressionniste ». Les silhouettes semblent flotter dans l’espace comme des touches de couleur sur une toile : robes aux volumes arrondis, jupes à volants façon tutu, vestes Bar revisitées, fleurs brodées en trois dimensions, et palettes de tons doux comme le rose bonbon, l’écru ou le bleu ciel. Cette approche rend hommage à la tradition de Christian Dior, qui considérait les fleurs comme l’un des plus beaux cadeaux de la nature.

Pièces clés et tendances repérées

Plusieurs éléments se sont imposés comme tendances fortes de la saison :

  • La veste Bar raccourcie, symbole réinventé du patrimoine Dior, associée à un jean pour mixer chic et décontraction.
  • Le tutu revisité, présent sur des jupes volumineuses qui jouent avec les textures et la silhouette.
  • Les sandales T‑bar, héritées du rétro mais modernisées pour la saison froide.
  • Les fleurs en 3D, brodées ou sculptées dans les tissus, qui rappellent la dualité entre l’art floral et l’art du vêtement.

Un souffle nouveau pour Dior

Ce défilé, considéré par de nombreux observateurs comme l’un des plus convaincants depuis la prise de fonction d’Anderson, mixe habilement raffinement historique et audace moderne. Le choix d’un décor naturel, l’exploration de silhouettes féminines vibrantes et l’intégration subtile de détails inspirés de la promenade parisienne confèrent à la collection une énergie unique, celle qui fait de Dior une maison capable de se réinventer sans renier son héritage.

 

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Le métier de styliste photo : en quoi la formation en conseil en image est-elle un atout majeur pour exceller dans cette profession ?

Publiée le 3 mars 2026

Le styliste photo, souvent méconnu du grand public, joue un rôle crucial dans la création d’images captivantes et percutantes pour la mode, la publicité, le cinéma ou encore les réseaux sociaux. Ce métier allie créativité, sens esthétique, et techniques de mise en scène pour donner vie à une vision artistique tout en répondant aux attentes d’un client. Mais en quoi la formation en conseil en image est-elle un atout majeur pour exceller dans cette profession ?

 

Le rôle du styliste photo 

Le styliste photo est responsable de l’aspect visuel des photos réalisées lors de séances de shooting. Il choisit les vêtements, accessoires, coiffures, maquillage et autres éléments qui vont composer l’image finale. Son travail consiste à mettre en valeur les produits, les marques ou les personnes à travers des compositions esthétiques et soignées. Il collabore souvent avec des photographes, des maquilleurs et des créateurs pour élaborer une image cohérente et impactante.

Le styliste photo n’est pas seulement un créateur de looks, il est aussi un véritable conseiller. Il doit comprendre les besoins du client, s’adapter à son identité et sa vision, tout en prenant en compte les tendances actuelles. Dans ce contexte, la formation en conseil en image devient un outil précieux pour comprendre les spécificités de chaque projet et répondre de manière professionnelle aux attentes des clients.

 

Le conseil en image : un atout fondamental pour le styliste photo

Le conseil en image est une discipline qui vise à aider les individus à mieux se connaître et à améliorer leur apparence en fonction de leur morphologie, de leurs couleurs et de leur personnalité. Cette approche est particulièrement utile pour les stylistes photo, car elle leur permet de :

  1. Adapter les tenues en fonction des morphologies : Un styliste photo qui maîtrise les principes du conseil en image saura quels vêtements choisir pour sublimer chaque silhouette. Cette compétence permet de garantir que chaque modèle, quelle que soit sa morphologie, soit mis en valeur de manière optimale.
  2. Comprendre l’impact des couleurs : En conseil en image, l’analyse des couleurs joue un rôle crucial. Le styliste photo formé au conseil en image sait comment choisir des palettes de couleurs qui non seulement s’harmonisent avec le sujet, mais aussi créent des émotions et une atmosphère particulière, que ce soit pour une campagne publicitaire, un shooting mode ou même des photos de produits.
  3. Construire une identité visuelle cohérente : La formation en conseil en image permet au styliste photo de mieux comprendre l’importance de la cohérence visuelle. Que ce soit dans un shooting pour une marque de luxe ou pour un événement corporate, il saura comment traduire les valeurs du client à travers l’image tout en créant une ambiance en adéquation avec les attentes de la marque.
  4. Créer une expérience émotionnelle pour le spectateur : En plus de maîtriser les aspects techniques et esthétiques, un styliste photo formé en conseil en image est capable de capter des émotions subtiles à travers les vêtements, les accessoires et les poses, pour offrir des images qui touchent le spectateur.

 

L’avantage de la formation en conseil en image pour un styliste photo

La formation en conseil en image offre aux futurs stylistes une double compétence : une expertise technique sur l’aspect visuel des images et une approche plus humaine et personnalisée de la mode. Un styliste photo formé à cet art saura s’adapter à la diversité des demandes clients, comprendre leurs besoins spécifiques et être un véritable conseiller, apportant des solutions précieuses à chaque projet.

  1. Maîtrise de l’analyse de la morphologie et des couleurs : Un styliste photo qui possède cette expertise pourra mieux anticiper les besoins des clients en matière de looks et de styles, tout en étant capable d’orienter les choix vestimentaires vers ceux qui correspondront le mieux à l’identité de la marque ou à l’objectif du shooting.
  2. Sensibilité à la psychologie de l’image : En conseillant sur l’apparence et le style, le styliste photo doit également comprendre les messages que l’image véhicule. La formation en conseil en image permet de développer une grande sensibilité à la manière dont une image peut influencer le public.
  3. Adaptation aux nouvelles tendances : Les stylistes photo formés en conseil en image sont plus aptes à repérer les tendances et à les intégrer de manière pertinente dans leurs créations. Ils savent comment allier les tendances de la mode avec un style personnel et intemporel, pour des résultats visuellement impactants.

 

Le métier de styliste photo est une profession qui combine esthétique, technique et psychologie de l’image. La formation en conseil en image est un atout considérable pour les stylistes photo, leur permettant de s’adapter aux demandes des clients, d’offrir des conseils sur mesure, et de créer des images à la fois élégantes et pertinentes.

En intégrant ces compétences à leur travail quotidien, les stylistes photo peuvent non seulement maîtriser les aspects techniques de la photographie, mais aussi développer une véritable expertise sur la manière dont l’image influence et raconte des histoires.

 

styliste photo

Longévité : et si nos meilleurs coachs étaient… nos basiques ?

Publiée le 3 février 2026

L’autre jour, à MODART International, je croise un étudiant (poke Waël Lamine ) : Converse aux pieds, jean qui s’arrête juste au-dessus. Et là, flashback. Je me revois ado, Converse vissées aux pieds, quelque part entre les Red Hot Chili Peppers et le Velvet Underground.

Sauf que… je ne m’autorisais plus à en porter depuis 5 ou 6 ans. Comme si “travailler dans la mode” imposait forcément des codes plus “spectaculaires”. Alors que la Converse, c’est justement tout l’inverse : un basique qui finit par dire énormément.

C’est peut-être ça, sa force sociologique : la mode est toujours un équilibre entre appartenir et se distinguer (dixit Georg Simmel). La Converse coche les deux. Tout le monde la connaît, donc elle relie. Mais personne ne la porte exactement pareil : la coupe du jean, la couleur, l’état, la manière de marcher… c’est là que se glisse la nuance, la personnalité. Et puis il y a ce truc encore plus rare : elle “supporte” le temps. Plus elle est vécue, plus elle devient crédible, comme si l’usure était une preuve de sincérité. Roland Barthes dirait que certains objets deviennent des récits, presque des mythes du quotidien : la toile, la semelle, la patine… la Converse raconte une vie plus qu’un achat. Et au fond, ça touche à une idée très simple, presque philosophique : on ne vit pas le temps comme un calendrier, on le vit comme une expérience. Une bonne paire ne reste pas neuve, elle devient.

C’est là que ça m’a frappée : en ce moment, on parle partout de longévité. Et pas seulement dans le sens “santé” : c’est devenu un territoire de désir, donc un territoire de marques. D’ailleurs, c’est Barbara Fauconnet (co-fondatrice de l’agence Rousse2), qui m’a envoyé un article du FashionNetwork sur ce glissement : le luxe se repositionne de plus en plus sur la santé, le fitness, le bien-être et la longévité. Avec des expériences, des lieux, des rituels, toute une idée de “bien vieillir” qui devient premium. Et forcément, ça a fait écho à nos discussions récurrentes sur les générations : X, Y, Z, Alpha… On a longtemps découpé la société comme ça, comme si les frontières étaient nettes. Mais est-ce qu’on peut encore la lire en tranches aussi propres ? J’ai l’impression que les lignes sont plus floues, et que ce qui rassemble vraiment aujourd’hui, ce n’est pas seulement une année de naissance; c’est une manière de vivre, des rituels : marcher plus, bouger, respirer, ralentir, choisir mieux, durer.

Et là, ma réflexion est devenue presque évidente : dans cette quête de longévité, on cherche des méthodes, des routines, des hacks… mais peut-être qu’on oublie les compagnons les plus simples. Qui mieux que les Converse pour nous accompagner dans nos rituels pour vieillir correctement ? Elles ne promettent pas la performance. Elles promettent la constance.

Au fond, on est un peu comme une bonne Converse : on traverse les âges, on se patine, on se répare parfois… et si on a de la chance, on vieillit bien. Moi, j’y reviens avec mon trio éternel : Converse, jean, t-shirt. Trois produits simples, intemporels, fidèles dans toutes les situations. Un peu usés. Un peu retrouvés. Portés fièrement.

Et vous, c’est quoi votre “méthode vieille Converse” ? L’objet ou le rituel qui vous suit, peu importe l’époque ou l’âge ?

Cet article a été écrit par Célina Bailly, intervenante, directrice artistique et experte en tendances.

converse

L’importance des directeurs artistiques dans les Maisons et pourquoi cela change souvent

Publiée le 1 janvier 2026

Le rôle du directeur artistique (D.A.) dans l’univers de la mode, notamment au sein des Maisons de luxe, est crucial. Le D.A. est responsable de la direction créative d’une marque, de la conception des collections à la gestion de l’image globale de la maison. Son influence est profonde, touchant non seulement la conception des vêtements, mais aussi la communication, les campagnes publicitaires, et l’identité visuelle de la marque. Cependant, ces dernières années, le secteur a vu un grand nombre de changements de directeurs artistiques, créant une dynamique instable mais aussi passionnante dans le monde de la mode. Mais pourquoi ces changements sont-ils aussi fréquents et quel est l’impact de cette instabilité ?

1. Un rôle central dans l’identité de la marque

Le directeur artistique est souvent perçu comme le chef d’orchestre créatif d’une maison de mode. Il ou elle définit l’ADN de la marque à travers les collections qu’il ou elle propose. Cela inclut non seulement le style vestimentaire, mais aussi les concepts visuels, les défilés, et les campagnes marketing. En quelques saisons, un D.A. peut faire évoluer une maison en insufflant une nouvelle vision ou en réinventant complètement son univers.

2. Une vision personnelle au service de la Maison

Le D.A. d’une Maison est une sorte de médiateur entre l’histoire de la maison et les attentes contemporaines des consommateurs. Chaque D.A. a une vision créative unique, souvent influencée par ses propres expériences artistiques, culturelles et professionnelles. Par exemple, un directeur artistique avec une formation en art peut aborder les collections d’une manière plus conceptuelle, tandis qu’un D.A. issu de l’industrie du prêt-à-porter peut se concentrer davantage sur l’aspect commercial de la mode. Cette singularité de la vision est un des facteurs expliquant la nécessité de changer de direction artistique lorsque les objectifs d’une Maison changent ou lorsqu’un créateur souhaite insuffler une nouvelle dynamique.

3. La pression des résultats commerciaux

Le monde de la mode, en particulier celui des grandes maisons de luxe, est soumis à une pression constante pour rester compétitif. Si une collection ne répond pas aux attentes commerciales, le D.A. peut être remplacé dans le but de redresser la situation. Les Maisons de luxe cherchent à équilibrer innovation et rentabilité, et un D.A. qui n’arrive pas à conjuguer ces deux aspects peut rapidement se voir remplacé, souvent pour quelqu’un capable de reconnecter la marque à son public ou de lui offrir une nouvelle orientation.

4. Les changements de vision 

Les grandes maisons de mode changent fréquemment de direction artistique en fonction de l’évolution de leur stratégie d’entreprise. Un changement de propriétaire, une nouvelle stratégie marketing, ou un repositionnement de la marque peuvent entraîner la recherche d’un nouveau directeur artistique. Par exemple, une maison peut vouloir se tourner vers une esthétique plus contemporaine, plus accessible ou plus avant-gardiste pour capter un public différent, nécessitant ainsi un changement dans la direction créative.

5. L’impact de la mode sur l’identité culturelle et sociale

La mode ne se contente pas de refléter les goûts du moment ; elle est aussi un miroir des enjeux sociaux, politiques et économiques. De plus en plus de consommateurs attendent des marques qu’elles soient responsables sur des questions comme la durabilité, la diversité et l’inclusivité. Un D.A. doit donc répondre à ces attentes tout en restant fidèle à l’héritage de la Maison. La pression d’être à la pointe de l’évolution sociétale peut entraîner des changements de direction créative lorsque les besoins des consommateurs changent plus rapidement que prévu.

6. Les impacts de la carrière du D.A.

Le monde de la mode est aussi un secteur où l’égo artistique des créateurs est souvent prédominant. Les directeurs artistiques sont des créateurs passionnés et parfois l’appel d’un nouveau projet peut les amener à quitter une maison pour se lancer dans une nouvelle aventure. Cette mobilité est courante dans l’industrie, où les créateurs cherchent à se réinventer constamment, tout en cherchant un terrain plus propice à l’expression de leurs idées.

7. Un changement de D.A. : une période de renouveau pour la Maison

Bien que le changement de directeur artistique puisse sembler perturbant pour certains, il ouvre également la porte à de nouvelles perspectives. Chaque D.A. apporte une nouvelle dynamique, une vision renouvelée et une énergie créative qui peut revitaliser la Maison. Parfois, ces changements sont stratégiques, afin de répondre à de nouveaux enjeux ou de capter un nouveau marché. Par exemple, l’arrivée de Virgil Abloh chez Louis Vuitton ou de Hedi Slimane chez Celine a marqué des tournants créatifs importants, introduisant de nouvelles influences et propulsant la maison dans une direction moderne, mais respectueuse de son héritage.

Conclusion

Les changements fréquents de directeurs artistiques au sein des maisons de luxe, bien qu’ils puissent sembler chaotiques, sont souvent un reflet de l’évolution rapide du secteur de la mode. Le directeur artistique joue un rôle central dans la définition de l’image et de l’identité d’une marque, mais il ou elle doit aussi s’adapter aux impératifs commerciaux et sociaux, à l’évolution des tendances et à la pression d’innovation. Ces changements permettent aux maisons de mode de se réinventer, d’évoluer avec leur temps et de rester compétitives dans un marché en constante mutation. Pour les créateurs eux-mêmes, il s’agit également d’une opportunité de défier les conventions et de marquer l’histoire de la mode.

Les DA

L’écrin enchanté : les vitrines de Noël, un théâtre de mode incontournable

Publiée le 1 décembre 2025

Chaque année, à l’approche des fêtes, le monde de la mode se mue en un paysage féerique, où la magie opère bien avant que l’on ne franchisse le seuil des boutiques. Pièces maîtresses de cette transformation, les vitrines de Noël ne sont pas de simples présentoirs : elles sont le premier acte d’un spectacle annuel, une tradition emblématique qui allie l’art de la narration à la puissance du retail marketing. Pour  l’IDRI, c’est l’occasion d’analyser cet événement où l’imaginaire rencontre le style.

De l’étale à la scénographie : une tradition centenaire

L’histoire des vitrines de Noël, particulièrement à Paris, remonte au XIXe siècle. C’est avec l’urbanisme haussmannien, qui a imposé le désencombrement des trottoirs, que les produits ont trouvé refuge derrière le verre. Très vite, avec l’avènement de l’électricité, ces fenêtres sont devenues un lieu de fascination.

Le Bon Marché, précurseur, a été parmi les premiers à transformer l’exposition des marchandises en une scénographie à part entière dès 1909. La simple présentation laissait place à des saynètes animées, créant un lien direct entre l’effervescence de la rue et le rêve que proposait le magasin.

Aujourd’hui, cette tradition est un rendez-vous planétaire, mais les grands magasins parisiens comme les Galeries Lafayette ou le Printemps Haussmann en restent les maîtres incontestés. Chaque édition est un défi de créativité, nécessitant la collaboration d’une multitude de métiers : scénaristes, metteurs en scène, architectes, et bien sûr, créateurs de mode.

Le rôle stratégique de l’enchantement

Dans le secteur de la mode, les vitrines de Noël ont une fonction double :

  1. Créer l’émotion et l’expérience :

    Plus qu’une simple publicité, la vitrine est une invitation au voyage. En proposant un thème unique (voyage enchanté, chimères volantes, univers de contes), elle vise à suspendre le temps, à faire rêver les passants et à réveiller leur âme d’enfant. L’objectif n’est pas uniquement de vendre le produit, mais de vendre l’histoire et les valeurs de la marque.

  2. Affirmer le positionnement de la marque :

    Chaque vitrine est une déclaration de style. Les marques de luxe, par exemple, peuvent choisir de collaborer avec des designers renommés – comme les Galeries Lafayette l’ont fait avec un créateur comme Kevin Germanier (en 2024) – pour orchestrer un univers qui célèbre à la fois l’héritage de la maison et une vision moderne. L’utilisation de thèmes tels que le « glamour éco-responsable » (vu au Printemps) met en lumière l’engagement croissant des marques envers une mode plus consciente.

Les tendances clés de l’exposition festive

Ces dernières années, plusieurs tendances se dessinent dans la conception des vitrines de mode :

  • Le mouvement et l’animation : Les vitrines animées restent le fer de lance de la féerie. Des personnages mécaniques sophistiqués, des jeux de lumière perpétuels et des dispositifs narratifs complexes (comme un « Printemps Express » invitant à l’évasion) captivent l’œil et maintiennent l’attention.

  • L’éco-responsabilité artistique : L’intégration de matériaux recyclés ou upcyclés, comme on a pu le voir dans les créations de personnages, témoigne de la volonté d’aligner l’esthétique festive avec les enjeux environnementaux actuels. La magie de Noël se veut plus responsable.

  • La collaboration créative : Le recours à des illustrateurs, des romanciers ou des designers extérieurs permet d’injecter une nouvelle âme et une vision fraîche à la tradition, transformant le décor en une véritable œuvre d’art éphémère.

En fin de compte, la vitrine de Noël est un facteur clé du processus d’achat qui mène le client de l’émerveillement extérieur à la découverte intérieure. Elle est la preuve que, même à l’ère du shopping en ligne, l’expérience physique et la narration émotionnelle restent des atouts fondamentaux pour l’industrie de la mode.

les vitrines de noel

Le JAUNE !

Publiée le 5 novembre 2025

Depuis quelques jours, il m’apparaît partout.
Dans les arbres qui commencent à se teinter, dans les détails du quotidien, jusque dans mes envies de couleurs.
La rentrée est déjà derrière nous, et doucement, l’été laisse place à l’automne.
Le soleil chaud de ces derniers mois s’estompe et devient un jaune plus froid, plus mat, plus profond.
Ce qui me fascine, c’est que le jaune n’est jamais le même.
Selon la matière, la lumière, la texture — il se transforme. Éclat lumineux, reflet doré, vibration douce ou éclat métallique… Il raconte toujours une autre histoire.

Aujourd’hui, c’est ce jaune-là qui m’inspire : celui de la transition, entre chaleur et fraîcheur, entre lumière et matière.


le jaune

Cet article a été écrit par Célina Bailly, directrice artistique, experte en tendances et intervenante à l’IDRI.

Halloween : origines, costumes et traditions

Publiée le 29 octobre 2025

Halloween est l’une des fêtes les plus populaires du monde, célébrée chaque année le 31 octobre. Ce jour-là, les gens se déguisent en créatures effrayantes, décorent leurs maisons et partent dans les rues à la recherche de bonbons. Mais d’où vient cette tradition et pourquoi est-elle si importante aujourd’hui ? Retour sur les origines de Halloween et les costumes qui font la magie de cette fête.

Les origines de Halloween : Un mélange de traditions anciennes

Halloween trouve ses racines dans une ancienne fête celtique appelée Samhain, célébrée il y a plus de 2000 ans en Irlande, en Écosse et dans d’autres régions celtes. À l’époque, le 31 octobre marquait la fin de l’année celtique et le début de l’hiver, une période associée à la mort. On croyait que, lors de cette nuit, les esprits des morts pouvaient revenir parmi les vivants.

Les Celtes allumaient de grands feux de joie pour éloigner les mauvais esprits et portaient des costumes pour les effrayer. Les costumes étaient souvent faits de peaux d’animaux et de masques, symbolisant la lutte contre les forces surnaturelles. Lorsque les Romains ont envahi les terres celtes, ils ont intégré certaines de leurs fêtes, notamment la fête de Pomona, déesse des fruits, qui a donné naissance à la tradition de la pomme dans le contexte d’Halloween.

Au fil du temps, cette fête païenne a évolué, notamment grâce à l’influence du christianisme, qui a associé la période du 31 octobre à la veille de la Toussaint (All Hallows’ Eve). C’est de cette transformation qu’est né le terme Halloween.

Les déguisements à travers le temps

Les costumes d’Halloween sont l’un des éléments les plus amusants et emblématiques de la fête. Au départ, les déguisements étaient principalement associés à des figures effrayantes : fantômes, squelettes, sorcières et démons. Mais avec le temps, la variété des costumes a explosé, et aujourd’hui, les déguisements sont aussi divers que les personnages de films, de bandes dessinées, et de la culture populaire.

Les déguisements des stars

Les célébrités jouent un rôle important dans l’évolution des costumes d’Halloween. Chaque année, des stars comme Kylie Jenner, Kim Kardashian, ou Heidi Klum rivalisent de créativité en dévoilant des déguisements impressionnants. Par exemple, Heidi Klum, connue pour ses soirées de costumes extravagants, a étonné ses fans avec des costumes comme celui de « vers de terre géant » ou de « princesse extraterrestre ».

Kylie Jenner, quant à elle, a souvent opté pour des looks inspirés de la pop culture, allant de « l’héroïne gothique » à « la petite sirène ». Les stars inspirent les tendances et contribuent à l’essor des costumes plus originaux et parfois même plus effrayants.

Les déguisements classiques

Les déguisements traditionnels restent populaires et sont ceux qui incarnent vraiment l’esprit d’Halloween. Les plus classiques incluent :

  • Les sorcières : robes noires, chapeaux pointus et balais, les sorcières restent des incontournables.
  • Les fantômes : drap blanc percé de deux trous pour les yeux, un look simple mais efficace.
  • Les vampires : capes sombres, crocs et maquillage pâle pour ressembler à des créatures mythiques de la nuit.
  • Les squelettes : généralement en combinaison noire avec des dessins de os sur les bras et les jambes.
  • Les zombies : avec des habits déchirés et du maquillage pour donner l’apparence de morts-vivants.

Ces costumes restent les plus recherchés chaque année, car ils rappellent l’essence d’Halloween : l’horreur, le mystère et le fantastique.

Halloween, une Fête universelle

Halloween est bien plus qu’une simple occasion de se déguiser et de récolter des bonbons. C’est une fête qui mêle traditions anciennes et influences modernes, où la créativité est sans limites. Des origines païennes aux costumes inspirés des dernières tendances, Halloween continue de captiver petits et grands. Et si certains privilégient le côté effrayant, d’autres choisissent de se déguiser en leurs personnages favoris de la culture pop. Quoi qu’il en soit, cette fête reste un moment où chacun peut s’amuser et libérer son imagination.

 

Halloween

Les expositions mode à Paris

Publiée le 22 octobre 2025

Paris, capitale incontestée de la mode, accueille cette saison une série d’expositions incontournables qui célèbrent l’histoire, l’innovation et l’art de la couture. Du XIXe siècle aux créations les plus avant-gardistes, la ville est un véritable musée vivant de la mode. Voici un tour d’horizon des expositions qui marquent le mois d’octobre 2025, à ne surtout pas manquer !

 

  1. Paul Poiret : Fashion is a Feast – Musée des Arts Décoratifs

Jusqu’au 11 janvier 2026, le Musée des Arts Décoratifs plonge les visiteurs dans l’univers du couturier français Paul Poiret. Véritable révolutionnaire de la mode au début du XXe siècle, Poiret a redéfini la silhouette féminine, libérant les femmes du corset et créant des vêtements fluides et audacieux. Cette rétrospective, riche en dessins, photographies et pièces de haute couture, offre une immersion dans le luxe et l’innovation de l’époque. De ses robes orientalisantes à ses créations sculpturales, l’exposition rend hommage à ce génie créatif.

 

  1. Rick Owens : Temple of Love – Palais Galliera

Le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, invite les visiteurs à découvrir l’œuvre du designer américain Rick Owens. Jusqu’au 4 janvier 2026, cette exposition présente plus de 100 silhouettes emblématiques de l’artiste, mêlant ses influences gothiques et punk à une approche sculpturale de la mode. Intitulée « Temple of Love », cette exposition explore l’univers radical et iconoclaste de Owens à travers des vidéos et des installations spectaculaires, reflétant son regard unique sur la mode contemporaine.

 

  1. Sac, sac, sac. More Than a Bag – Printemps Paris Haussmann

Jusqu’au 31 octobre 2025, le Printemps Paris Haussmann propose une exposition gratuite dédiée à l’un des accessoires les plus prisés de l’histoire de la mode : le sac à main. Intitulée « Sac, sac, sac. More Than a Bag », cette exposition retrace l’évolution de cet objet culte, symbole de statut et de style. À travers une sélection de pièces iconiques, l’exposition explore les innovations de la maroquinerie, de la naissance du sac à main moderne aux créations les plus récentes des grandes maisons de mode.

 

  1. Azzedine Alaïa : De silence sculpté – Fondation Azzedine Alaïa

La Fondation Azzedine Alaïa rend hommage au maître tunisien, icône de la mode, avec une exposition consacrée à sa collection couture 2003. Jusqu’au 16 novembre 2025, « De silence sculpté » met en lumière la magie du travail d’Alaïa, célèbre pour ses créations sculpturales et sensuelles qui subliment le corps féminin. À travers des pièces emblématiques et des croquis inédits, l’exposition offre une redécouverte de l’art intemporel de cet artisan de la mode.

 

  1. 1925-2025. Cent ans d’Art déco – Musée des Arts Décoratifs

Le 22 octobre 2025 marque le début de cette exposition exceptionnelle dédiée au centenaire de l’Art déco, un mouvement esthétique qui a influencé la mode, le design et l’architecture tout au long du XXe siècle. À travers plus de 1 200 objets, vêtements, meubles et créations, cette rétrospective explore l’évolution de l’Art déco, du style flamboyant des années 1920 à ses réinterprétations contemporaines.

 

Une immersion culturelle incontournable pour les étudiants en conseil en image

Pour les étudiants en conseil en image, ces expositions sont une occasion précieuse d’approfondir leur compréhension de l’impact de la mode et de l’esthétique sur l’image personnelle et professionnelle. Que ce soit à travers les créations audacieuses de Paul Poiret, l’univers radical de Rick Owens ou les sculptures de tissus signées Azzedine Alaïa, chaque exposition offre des clés essentielles pour comprendre comment les vêtements, les couleurs et les accessoires influencent la perception de soi et des autres.

Ces visites ne sont pas seulement un voyage dans l’histoire de la mode, mais aussi une immersion dans les éléments fondamentaux du conseil en image : la silhouette, la couleur, la texture, et l’harmonie visuelle. En observant les différentes approches créatives des grands couturiers, les étudiants pourront mieux saisir les principes qui sous-tendent l’art de l’accompagnement personnalisé en image.

Visiter ces expositions, c’est nourrir sa propre expertise et s’inspirer de l’évolution des styles et des tendances. C’est aussi une manière de se sensibiliser aux codes visuels et aux messages que chaque création véhicule, un aspect fondamental du métier de conseiller en image. Ces expositions sont donc bien plus qu’un simple loisir culturel : elles sont un outil de réflexion et de développement personnel essentiel pour quiconque aspire à conseiller et accompagner dans le domaine de l’image.

Alors, étudiants en conseil en image, n’hésitez plus à explorer ces expositions incontournables. Elles enrichiront votre regard sur la mode, affineront votre analyse des codes visuels et vous fourniront une source d’inspiration inestimable pour vos futures pratiques professionnelles.

exposition mode

Retour sur la Fashion Week de Paris 2025  

Publiée le 15 octobre 2025

La Fashion Week de Paris 2025, qui vient de se clore, a été marquée par des moments forts. Voici un tour d’horizon des faits marquants.

 

JW Anderson chez Dior : un premier défilé audacieux

Jonathan Anderson a fait ses débuts tant attendus chez Dior pour la saison printemps-été 2026. Loin de se contenter d’une simple réinterprétation du « New Look », le créateur irlandais a insufflé une énergie nouvelle à la maison en revisitant des classiques tels que le tailleur Bar et les nœuds emblématiques de Dior. Sa collection a mêlé influences baroques et touches surréalistes, avec des silhouettes audacieuses et des accessoires intrigants, comme des chapeaux bicornes et des sandales ornées de roses en soie. L’installation scénique, une pyramide inversée, symbolisait la volonté de réconcilier héritage et modernité.

 

Les célébrités en première ligne

La Fashion Week de Paris 2025 a attiré une foule de célébrités issues du monde du cinéma, de la musique et de la mode. Nicole Kidman, accompagnée de ses filles, a illuminé le défilé Chanel, tandis que Margot Robbie et Emma Stone ont également marqué les premiers rangs avec leurs looks sophistiqués. Les supermodels comme Kendall Jenner et Naomi Campbell ont fait forte impression, tout comme Kim Kardashian avec sa robe audacieuse chez Alaïa. Meghan Markle a fait son entrée remarquée au défilé Balenciaga, et Zendaya a capté l’attention au défilé Valentino. De plus, des musiciens comme Lana Del Rey, Rita Ora, et des stars de la K-pop telles que Kai et les membres du groupe Tomorrow X Together ont ajouté une touche artistique et vibrante à l’événement. Une fois de plus, la Fashion Week a prouvé qu’elle est bien plus qu’une simple vitrine de mode, devenant un point de convergence où la culture, la musique et le cinéma se mêlent dans un éclatant spectacle d’élégance.

 

Lyas et ses watch parties

Elias Medini, connu sous le pseudonyme de Lyas, a redéfini l’expérience de la Fashion Week en organisant des « watch parties » accessibles à tous. À La Caserne, dans le 10ᵉ arrondissement, plus de 2 000 personnes se sont réunies pour visionner en direct le plusieurs défilés dont celui de Chanel avec le nouveau directeur artistique Matthieu Blazy. Ces événements ont transformé les défilés en moments communautaires, mêlant mode, musique et convivialité. Lyas a ainsi démocratisé l’accès à la mode, offrant une alternative inclusive aux traditionnels défilés réservés à une élite.

 

Une saison de Fashion Week inédite

Cette édition de la Fashion Week de Paris a été marquée par une concentration de talents et de premières :

  • Saint Laurent : Anthony Vaccarello a présenté une collection inspirée des années 1970, avec des influences de Fire Island, alliant couleurs vives et matières fluides.
  • Louis Vuitton : Sous la direction de Pharrell Williams, la maison a dévoilé une collection mêlant influences indiennes et références cinématographiques, dans une scénographie signée Bijoy Jain.
  • Balenciaga : Pierpaolo Piccioli a puisé dans les archives de la maison, notamment dans la robe « sac » de 1957 de Cristóbal Balenciaga, pour créer une silhouette sculpturale moderne. Il a également introduit un nouveau tissu, le « neo gazar », inspiré du tissu double-face original, offrant structure et fluidité.
  • Chanel : Sous la direction de Matthieu Blazy, la collection s’est inspirée de l’univers personnel de Gabrielle « Coco » Chanel, en revisitant ses tissus emblématiques tels que le tweed, le jersey et la soie. La collection a exploré les thèmes du quotidien, de la sensualité et de l’universalité, avec des influences de son style masculin-féminin et des éléments de son passé.

 

Retour sur la Fashion Week de Paris 2025 

Séminaire Tendances & Moodboards : une immersion dans l’univers de la mode et de la créativité

Publiée le 8 octobre 2025

La semaine dernière, la classe de formation continue en alternance a eu le privilège de participer au séminaire Tendances & Moodboards, animé par Célina Bailly. Cette semaine a été une expérience alliant analyse des tendances, storytelling visuel et créativité, plongeant ainsi les participants au cœur de l’évolution de la mode.

 

Un séminaire centré sur l’analyse des tendances et la création visuelle

Le séminaire a permis aux étudiants d’explorer de manière dynamique les grandes et petites tendances qui façonnent les secteurs de la mode, de la beauté et de l’événementiel. L’objectif était de développer leur capacité à décoder ces tendances et à les transformer en concepts visuels percutants à travers la création de moodboards inspirants.

  1. « Les étudiants ont d’abord travaillé sur des macros-trends qu’ils ont identifiés, puis les ont transformées en micro-trends. Pour ce séminaire, nous avons principalement mis l’accent sur la beauté, l’événementiel et la mode », expliquait Célina Bailly.

 

Objectifs du séminaire

Le programme du séminaire visait plusieurs objectifs spécifiques :

  1. Analyser l’évolution de la mode : Les participants ont eu l’opportunité de revenir sur les cycles de tendances passées, en comprenant les influences qui les ont façonnées.
  2. Explorer les tendances futures : Grâce à l’observation des signaux émergents dans différents domaines culturels et sociaux, les étudiants ont été invités à identifier les thématiques puissantes qui influenceront les tendances futures.
  3. Maîtriser le storytelling visuel : Un des axes majeurs du séminaire était l’art de la création de moodboards. Les étudiants ont utilisé des outils professionnels comme les Trendbooks de Peclers pour traduire des concepts abstraits en représentations visuelles concrètes et impactantes.

 

Évaluation et compétences développées

L’évaluation des étudiants s’est basée sur plusieurs critères clés, notamment leur capacité à comprendre les thématiques abordées, la pertinence de leurs choix iconographiques et leur créativité. Les étudiants ont présenté oralement leurs travaux et ont remis un dossier détaillant leur processus créatif.

Les compétences professionnelles développées au cours de ce séminaire incluaient :

  • L’analyse des tendances : La capacité à déchiffrer les tendances, à comprendre leurs cycles et leurs influences.
  • La collaboration créative : Les étudiants ont travaillé en équipe, favorisant l’échange d’idées pour créer des concepts visuels cohérents.
  • Le storytelling visuel : L’art de créer des narrations visuelles qui captivent et transmettent des messages clairs.

Ce séminaire a donc permis aux étudiants de transformer des idées abstraites en visions concrètes, en capturant l’essence des évolutions futures de la mode et en les préparant à anticiper les tendances avec confiance et innovation.

 

Conclusion

Le séminaire Tendances & Moodboards a constitué une étape essentielle dans la formation des étudiants, leur fournissant les outils nécessaires pour comprendre et anticiper les dynamiques de la mode et de l’industrie créative. En cultivant leur esprit critique et leur sens de l’innovation, cette expérience les prépare à devenir des acteurs clés dans un secteur en constante évolution.

 

Séminaire Tendances & Moodboards

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